L’arborescence de votre site

Réaliser le plan de son site web est souvent un exercice difficile mais très important ! Sans une navigation bien pensée, votre site web, aussi joli soit-il, a peu de chances d’atteindre ses objectifs. L’arborescence permet d’avoir une vision globale du site et des parcours de navigation avant la réalisation des maquettes des pages principales et secondaires.

Par où commencer ?

L’arborescence, ou plan de site, se présente généralement sous la forme d’un schéma qui organise les pages du site en rubriques et qui définit les différents niveaux de navigation. C’est la première étape. Une fois que l’arborescence du site internet a été validée, vous pouvez descendre d’un niveau pour vous intéresser à la structure des pages en vue de la réalisation future des maquettes.

L’étape suivante est de découper les pages principales en zones : par exemple, un rectangle horizontal pour le logo et le menu principal, un rectangle vertical à gauche pour le menu secondaire, etc. Ensuite, on rajoute les textes et les composants graphiques, puis enfin les fonctionnalités additionnelles aux maquettes graphiques du site.

Anticipez la navigation de vos utilisateurs !

Quand on doit organiser une grande quantité d’informations, c’est souvent difficile. Il n’y a pas de recette miracle, il faut mettre en place un dispositif de navigation initial, observer les parcours et améliorer le dispositif petit à petit. Un dispositif de navigation peut s’appuyer sur différents supports. Voici quelques exemples :

• Menu de navigation principal, avec éventuellement un menu secondaire qui apparait au survol du menu principal ;
• Menu de navigation secondaire, il peut s’agit du menu enfant de l’élément sélectionné dans le menu principal, mais il peut également s’agir d’un menu complètement différent ;
• Moteur de recherche interne, avec un ou plusieurs axes de recherche ;
• Barre latérale, où on peut favoriser la navigation horizontale via des suggestions de contenus ;
• Pied de page, avec un accès aux principales catégories du site ou à des pages clés.

Si votre arborescence est bien pensée, vous pourrez mettre en place un dispositif de navigation efficace pour toutes les situations.

Quand on conçoit une arborescence, il ne s’agit pas uniquement de classer du contenu en catégories et sous-catégories, il s’agit d’anticiper des parcours. Si un visiteur arrive sur la page XY via un canal spécifique et qu’il s’intéresse au produit ou service ABC, accèdera-t-il facilement à la page cible ? Difficile d’anticiper tous les parcours, mais prendre trois profils de visiteurs, chacun arrivant via un canal différent, avec un besoin différent sur une page différente, peut être très utile pour affiner son arborescence et lui donner vie.

Pensez au référencement aussi !

L’arborescence de votre site aura un impact considérable sur son référencement naturel, que ce soit au niveau global ou dans la hiérarchie des pages. Les moteurs de recherche analysent les liens entre les pages du site pour en comprendre la structure générale, et déterminer quelles sont les pages clés. Plus une page est « profonde », moins elle sera prise en compte. Concrètement, une catégorie de 3ème ou 4ème niveau sera référencée mais les moteurs de recherche lui accorderont peu d’importance par rapport une catégorie de premier ou de second niveau.

Comment faire ?

Il y a de nombreuses façons sur le plan de la méthodologie pour travailler et élaborer les premiers nœuds de la structure arborescente.

D’abord, bien sûr, en considérant vos besoins : votre positionnement, vos objectifs et les performances visées par certaines catégories d’items qui induisent une importance supérieure de votre point de vue.

Ensuite, en considérant lesdits besoins et attentes des utilisateurs finaux : on peut partir des personas identifiées et de leurs attentes supposées, des principaux scénarios de visite, des éléments susceptibles de répondre aux motifs pouvant générer de la satisfaction.

Sur ces bases, il s’agit de faire converger vos exigences avec celles des utilisateurs. L’arborescence peut alors se construire autour de 2 grandes approches :

• du général vers le détail,
• du particulier vers le général.

Passé ces considérations d’ordre méthodologique, il faut oublier tous les mythes de la règle des 3 clics… Contrairement aux idées reçues, un utilisateur sera capable de dérouler 6 à 8 niveaux dès lors que la séquence induite est claire et qu’il y trouve ce qu’il cherche.

N’oubliez pas non plus d’introduire de la flexibilité dans l’arborescence, qui vit organiquement et qui doit pouvoir accueillir de façon efficace, mais aussi élégante, de nouvelles grappes de contenus.

Il est essentiel pour cela de ne pas considérer l’arborescence sous un angle uniquement « hiérarchique ». Il existe des structures séquentielles (linéaires), d’autres matricielles (badges, tags), et des structures organiques.